Sociologie / Economie

Les recherches en sociologie et économie s'organisent autour de trois questions :

  1. La compréhension des mécanismes de prise de décision des individus en matière d'alimentation, d'exercice physique, et plus généralement de comportements contribuant aux maladies cardiovasculaires, au diabète et à l'obésité (du tabagisme aux consultations médicales). On s'intéressera en particulier à la manière dont les individus se représentent leur santé et la valorisent, ainsi qu'à l'articulation entre normes de santé et normes corporelles d'une part, et pratiques et normes de consommation de l'autre. Il est également important, en lien avec l'évaluation structurelle des politiques publiques, d'intégrer théories de la demande de santé et théories de la consommation. Se pose alors la question de la prise en compte des phénomènes de faiblesses de volonté et biais de perception.
  2. L'analyse des causes et conséquences des inégalités sociales en matière d'alimentation, d'exercice physique, de corpulence et plus généralement de santé. Ces inégalités sociales sont produites à la fois par des inégalités dans les ressources disponibles (éducation, revenu, couverture maladie) et dans l'accès aux dispositifs permettant de se maintenir en bonne santé (offre alimentaire et offre de soin de proximité). On peut également s'interroger sur la manière dont les normes sociales de santé et de consommation, et les conditions de vie socio-économiques (ressources, accès) se renforcent mutuellement. Enfin, le statut social (position dans la hiérarchie sociale) a des effets propres, modulés par la trajectoire sociale et l'incertitude socio-économique dans laquelle baignent les individus (stress socio-économique, déclassement).
  3. Une évaluation relativement complète des politiques publiques. Elle demande d'une part d'analyser le contexte historique dans lequel elles se construisent, les processus politiques qui concourent à leur élaboration et la manière dont elles sont appliquées et dont les acteurs de terrain (jusqu'aux consommateurs) se les approprient. D'autre part, il faut parvenir à évaluer l'impact des différents outils de politiques publiques sur la santé des individus, ou sur des objectifs «intermédiaires» comme la qualité nutritionnelle des choix alimentaires ou la pratique sportive.